mardi 25 août 2009

L'inédit nouveau n°232 (mai 2009)

Mensuel littéraire belge des éditions du Gril (Groupe de réflexion et d'information littéraires)

voir la mer



ville emmêlée de cheveux vierges
te quitter pour un bout d’océan
te quitter ! j’y pense j’y repense
ne pense qu’à ça
te quitter
folie
provisoire
qu’éternise un regard

paris-août a mis les voiles
plat-paris comme grève
ah ! ma folie
folie aller folie retour
de la folie
j’en ai plein mes filets

laisser tout laisser
pour une poignée de douleurs
me voici phare-ouest
bretagne ! vendée ! charente !
qu’importe le flacon
me voici !

quitter
mais comment
tout m’amarre à toi
enfant de la dalle, fils des faubourgs
qui ne boit la tasse
qu’à l’heure
du thé

que dis-tu
les bords de mer n’existent pas
le citadin les invente pour
se consoler.

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mérinos



la peau gémit dans son mérinos
se faufile en grelottant
des néons pleurnichent
leur pull-over vert-ampoule

voici janvier ô mon parnasse
où s’égosillent les frileux
geignement d’outre ciel
sur le plancher des lâches

chairs fraîches en pagaille
petits pas
souffles courts
bercer !
bercer l’homme
qui sommeille en soi
le bercer chaudement
il gèle à pierre-fendre
il souffle à glace-que-veux-tu
et la glaise
friable
sent

ville emmaillotée
de froides pensées
montparnasse la haute
file la laine bleuie
d’un sillage.

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