lundi 23 novembre 2009

Le chant du feu

d’Éric de Rus. Préface d’André Gouzes, Éd. Atlantica, 36 p., 12 €

(La Croix du 12 novembre 2009)

L’auteur publie son premier recueil de poésies. Et il fait bien ! Car les vers que voici résonnent d’une parole venue de plus loin qu’eux : « Un chant secret traverse toutes choses », écrit-il. Et ailleurs : « Jésus,/Quelle étroite alliance/Que celle du souffle partagé ! » Sans doute ce professeur, agrégé de philosophie et fin connaisseur de la pensée d’Edith Stein, a-t-il glané dans ses multiples lectures de quoi se forger un univers littéraire dense et lumineux. Mais cela ne suffit pas à expliquer l’intensité spirituelle, la singulière incandescence de ce Chant du feu. Son secret ? Le sens de l’écoute et le goût du silence, à l’évidence. Ses poèmes, en forme de méditations, font mouche à chaque page. De bien belle manière, Éric de Rus, qui conçoit la poésie comme le « bruissement de la forge souterraine », signe son entrée dans le paysage poétique français. À lire, sans hésiter !
F-X.M.

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