samedi 3 avril 2010

La lueur de Pâques sous l'œil de Nadaus

Ce soir, la lumière l'emporte sur les ténèbres... Belles fêtes de Pâques aux rares lecteurs de ce blog poétique ! A vous aussi, beaucoup de vie dans tous vos engagements, projets, désirs. Je vous livre en partage ce magnifique poème de circonstance, reçu de l'ami Roland Nadaus. Certains l'auront peut-être déjà lu dans la revue belge « L’Inédit » d’avril 2010. A très vite ! F-X.M.

LE GRAND HÊTRE/LE GRAND ETRE


Comme un grand frère païen
l’Arbre Ancestral
proclame au ciel ses racines

Dans la posture de l'orant
mais mille fois multipliée
ses mains de feuilles implorent Dieu
paumes ouvertes vers l'Amour

Il faut donc le déconstruire
l’éparpiller
sans tronçonneuse
juste par le regard

Puis le reconstruire
dans sa frêle puissance
pour retrouver en lui
l'hommage de la sève qui monte

Alors l’Arbre Ancestral devient vitrail
feuilles en éclats de couleurs
Ses reflets dispersés sur les herbes humides
proclament la Vie réconciliée

Nous nous inclinons devant lui : je te salue Grand Autre
et je pense au Grand Pendu
au Crucifié agoni d'injures
agonisant dans sa Lumière


–dont le soleil n'est qu'un reflet–

Roland Nadaus

1 commentaire:

  1. Merci, poètami: ce texte me vaut un courrier (et courriel) étonnamment abondant: Pâques est passé (!) par là! Et merci aux lecteurs de votre blog, aussi.
    La Poésie n'est donc pas réduite à un exercice de style décoratif ni à des "performances" de pseudo-athlètes du langage et de la mondanité, ça me rassure -et me conforte dans mon combat pour ce que j'ai appelé, faute de mieux, "le réalyrisme".

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