lundi 11 octobre 2010

Une bonne raison de croire en l'avenir du papier

Une touche de légèreté. Il en faut ! Cette petite démonstration est valable aussi pour l'édition. Pas sûr que les lecteurs de poésie, ou de romans, soient tous enclins à débourser 500 € pour un objet certes séduisant et bourré d'ingéniosité, mais aussi terriblement impersonnel, désincarné. Il suffit d'avoir goûté le bonheur de lire un recueil de poésie façonné dans la plus pure tradition typographique (au hasard chez Cheyne, Jacques Brémond, Rougerie...) pour douter de la supposée explosion des tablettes numériques. En tout cas, il restera toujours d'irréductibles nostalgiques, attachés à lire "en trois dimensions". Un contenu, oui. Mais aussi un toucher granuleux où le plomb a laissé son empreinte, une épaisseur de page, un parfum, même, qui change selon la nature du papier... bref, une densité. A tous niveaux.

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