samedi 5 mars 2011

Triptyque


I


Voici l’immense nuit

sous nos pas silencieux


L’hommage des veilleuses

au carreau des demeures


Et nos yeux qui palpitent

à l’ombre de sa main.


II


Dans la faille

un courant se lève

qui monte

et monte encore


Le voici qui nous taraude

abyssal

les soirs sont des marées

chargées d’or et de cendre.


III


Alors on s’agrippe

phalanges fiévreuses

tendues à pleins muscles


Sous les rouleaux d’étoiles

et les steppes du ciel


On se cramponne

à tout ce qui scintille

à cette part d’enfance

gravée au revers des ombres


Et à tout ce que la nuit

porte de nous-mêmes.




(photo : F-X.M.)

3 commentaires:

  1. Belles sensations évoquées que celles qu'apporte la nuit.
    Tes mots oniriques me transportent dans un état de rêve conscient... Et j'aime ça... Merci

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  2. la part d'enfance (et d'autres temps encore !) gravée au revers des ombre...mais comme tu as raison, ton poème invite à retourner les masques et à y revenir, à prendre le temps de revivre ces instants de nuit, replonger à plein poumon dans les pensées ressenties abandonnées en chemin..merci pour cette délicieuse piqûre de rappel Fx..

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  3. Merci pour vos commentaires et votre lecture fidèles ! Amitiés, fxavier

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