mardi 18 octobre 2011

Bref, j'ai vu Bob Dylan...

Pour une déception, c'en fut une. Mark Knopfler et Bob Dylan : l'affiche de Bercy, ce lundi 17 octobre 2011, avait pourtant de quoi faire rêver. Sur le papier en tout cas. Le premier, en bon fonctionnaire du rock, a déroulé un programme millimétré (essentiellement pioché dans son répertoire solo), sans prendre la peine de communier avec les milliers de fans qui s'étaient ruinés pour venir saluer le sultan du swing qu'il demeure sans conteste. Le second, passablement usé, n'a fait qu'égrainer des blues répétitifs à coups de grands cris rauques ; franchement irritant. Et quand le poète folk s'est risqué à puiser dans son œuvre de génie (Like a rolling stone, All along the watchtower...), il fallait être sacrément éclairé pour y déceler l'embryon d'une mélodie, d'une accroche connue... Knopfler aseptisé ; Dylan négligé. On ne leur reproche rien, on s'y attendait. L'ambiance, lorsque les feux se sont rallumés dans la salle, trahissait une confusion assez largement partagée. Entre hébétement et consternation. Pas un rappel, pas une parole. Hier, on est venu voir un mythe, voilà tout. Pour la musique, il nous reste les disques.

Paparazzo Presents Bob Dylan
(Photo : Paparazzo Presents /Wikimedia Commons)

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