lundi 28 novembre 2011

Les quatrains du silence, de Claude Martingay

Recension parue dans La Croix du 24 novembre 2011

Préface de Nathalie Nabert Ad Solem, 96 p., 21 €

Quatre vers ; pas un de plus. Pour être brefs, les poèmes de Claude Martingay le sont, et de façon parfaitement assumée : les mots du quatrain, affirme le poète originaire de Genève, « définissent l'encadrement de la fenêtre, entre la maison et la fontaine, entre la raison et l'intelligence, entre les idées claires et la vie insaisissable de la vérité ». Cette démarche minimaliste rappelle parfois l'art du haïku japonais, sa rigueur économe. Ici, l'art de l'évocation rejoint peut-être davantage celui de la photographie, chaque poème se résumant à une image : « Devant l'érable flamboyait/Mon cœur misérable/D'où venait alors la joie ?/De la lumière de novembre. » Voyage laconique à travers l'automne des mots, ce recueil se laisse apprivoiser par petites touches, comme un journal intime : « Virevoltant, la feuille morte/Est entrée par la fenêtre ouverte/Mais c'est le vent que j'ai salué :/Elle en était le nom. »

François-Xavier Maigre

3 commentaires:

  1. Cher François Xavier,
    Lu sur le site "le nouveau recueil" quelques-uns de tes poèmes.

    Pas mal du tout!

    (On voit tant de niaiseries dans ce domaine.)

    gpoutrain@aol.com

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