dimanche 30 janvier 2011

Quand le Web tente de sonder la poésie

Un très bon billet de l'ami Stéphane Bataillon sur l'état de santé du marché poétique, et sur ce qu'internet nous apprend du rapport des internautes avec cette galaxie de revues et de petits éditeurs. Il indique entre autres que ce secteur ne représente plus que 0,6% du marché littéraire global, "théâtre compris"... Nous en avions d'ailleurs déjà parlé récemment sur ce blog. Pas très optimiste, donc, mais plutôt instructif. Comme le suggère l'auteur du billet, la poésie est un mystère que les chiffres, si précis fussent-ils, ne parviendront jamais à sonder véritablement : "L’analyse s’arrêta là. La poésie reprend ses droits", conclut Stéphane, lucide.


(Montage de Paul Martin – Friedrich+Google Mix)

mardi 25 janvier 2011

Soirée poétique autour de Roland Nadaus

Dans le cadre de la Biennale de la Poésie-Poètes du Monde, une soirée est organisée avec Jehan Despert, Francis Chenot, Michel Héroult et François-Xavier Maigre, poètes ; et Isabelle Olivier, harpiste. Je suis vraiment très heureux de participer à cette soirée autour du poète Roland Nadaus, à qui je dois beaucoup. Le samedi 12 mars, à 20h, à la Maison de la Poésie de Saint-Quentin-en-Yvelines (entrée libre, dans la limite des places disponibles)



Adresse :
10 place Pierre Bérégovoy
F.-78280 Guyancourt
00 33 (0)1 39 30 08 90
maison.poesie@agglo-sqy.fr



Accès en transports :
* RER C direction et terminus Saint-Quentin-en-Yvelines
* Train au départ de Paris-Montparnasse ou la Défense, arrêt Saint-Quentin-en-Yvelines / Montigny-le-Bretonneux
* puis bus 465 (arrêt Haussmann) ou 467 (arrêt Gaudi) horaires bus

Accès en voiture :
* A86, sortir à Versailles-Satory - Guyancourt. Suivre Guyancourt. En face du technocentre Renault, suivre médiathèque Jean Rousselot.
* A12, sortir à Guya
ncourt - Voisins le Bretonneux, suivre Guyancourt centre puis médiathèque Jean Rousselot.

lundi 24 janvier 2011

Quelques poèmes dans le Nouveau Recueil

Quelques poèmes publiés sur ce blog ont été repris par Le Nouveau Recueil, revue numérique animée par Jean-Michel Maulpoix. Merci à lui !

vendredi 21 janvier 2011

Béatrice Douvre pourrait être rééditée

L'info m'avait échappé. Elle est pourtant majeure ! Sur son site Poésie maintenant, Pierre Maubé annonce que Béatrice Douvre (1967-1994) pourrait être rééditée sous peu. " Nous sommes de plus en plus nombreux à estimer qu'il s'agit là d'une des voix les plus hautes de la fin du siècle dernier", explique-t-il.



"Ses textes et poèmes ont notamment été publiés par les éditions de L'Arrière-Pays (1998) et Voix d'encre (2000), ainsi que par les revues Polyphonies, Arpa, Friches, Possible imaginaire, Midi, Linea, Les Cahiers de la Baule et Poésie Première. Une édition complète et critique de ses œuvres, rassemblées par Jean-Yves Masson, pourrait paraître en 2011 aux éditions Galaade (Paris)", lit-on dans cette note. A suivre.

Quelques textes de Béatrice Douvre à lire ici et .

jeudi 20 janvier 2011

Gérard Bocholier, poète au plus près du mystère

Article paru dans le cahier Livres & idées de La Croix du 20 janvier 2011

L’auteur publie deux superbes recueils dessinant une œuvre poétique et spirituelle de haute tenue

Abîmes cachés de Gérard Bocholier, Éd. L’arrière-Pays, 52 p., 11 €

Psaumes du bel amour Éd. Ad Solem, 94 p., 21 €

Ces deux ouvrages sont de ceux que l’on aimerait ne jamais finir, dont on ralentit la lecture quand se profilent les dernières pages, comme pour prolonger l’émerveillement… Personnalité discrète dans le petit monde de la poésie, Gérard Bocholier, 64 ans, est un auteur qui gagne à être connu. Ancien professeur de lettres, celui qui anime avec ferveur la revue Arpa – une référence dans l’univers poétique contemporain – a su forger au fil des années une œuvre solide et habitée, où la grâce s’insinue dans une sobriété formelle dépourvue d’artifices.

C’est particulièrement sensible dans le très beau Abîmes cachés, où le poète explore les tréfonds de son jeune âge, non sans nostalgie. « On est de son enfance comme d’une prison, prévient d’emblée Gérard Bocholier. Ma prison fut acceptée, épousée, volontaire. Elle avait des coteaux pour murailles, des vignes, des jardins pour couloirs et pour cellules. Peu m’importaient ses petites dimensions. Pour moi elles étaient immenses et ce qui se passait au soleil du printemps et sous les ors de l’automne, dans un coin du jardin, remplissait mes sens, tout mon espace intérieur. » Épurée, recueillie, son écriture s’attache à renouer les fils d’une mémoire lointaine : « Voici un jour d’école/Mes pleurs sur le chemin/Ma mère qui m’emporte/Ses bras semés d’arômes/Et sa joue que je griffe/En désespoir d’amour. »

Mais ce qui frappe le plus, dans la voix de Gérard Bocholier, est sa tension constante vers un mystère qui la dépasse. Chez lui, le moindre paysage est sujet à méditation. Le passage des saisons, le mouvement des oiseaux sauvages sont autant de signes d’une présence qui ne demande qu’à être approchée : « L’âme plongeait par les terrasses/Les pentes saisies par la fièvre/Jusqu’à la mort et au-delà/Dans un élan fou de lumière. » Cette acuité spirituelle vaut même au poète de Clermont-Ferrand un élogieux rapprochement de la part de son confrère Jean-Pierre Lemaire, qui signe la préface du second ouvrage. « Le courant secret qui irrigue ces vers, écrit ce dernier, nous porte plus loin que les mots. » « On n’avait pas entendu d’accents aussi intimes dans le dialogue du poète avec son Dieu depuis les derniers recueils de Jean Grosjean », va même jusqu’à affirmer Lemaire.

À l’évidence, il y a dans ces Psaumes du bel amour – en fait, de petits poèmes constitués de deux quatrains – une intensité rare, quintessence d’une voix humble et confiante, qui n’est pas sans évoquer la pauvreté contemplative d’un saint François d’Assise : « Réunis par tant de souffles/Nous ne pouvons pas mourir/Un fil se tend sous les sources/Unit la vie à la vie/L’amandier qu’on croyait mort/Au matin a refleuri/L’oiseau blotti dans la haie/Exulte vers la lumière. »

Chant d’amour tourné vers le Créateur, ce psautier poétique recèle son lot de trouvailles et d’images saisissantes : « Ta solitude m’étreint/Quand je fixe au loin cet arbre/Où grandit un corps cloué/À la rencontre des astres. » Jamais sibylline, quoique parfois austère, la poésie de Gérard Bocholier a cette capacité de changer les petits riens en lueurs de foi : « Le peu que je tiens soulève/Des montagnes dans la nuit. »

François-Xavier Maigre

mercredi 19 janvier 2011

Intervention demain sur RCF

Jeudi 20 janvier, à 8h40, j'aurai le plaisir d'intervenir en direct sur la radio RCF nationale, lors de la matinale, pour présenter un article à paraître le jour même dans La Croix autour de la poésie de Gérard Bocholier, responsable de la revue Arpa à Clermont-Ferrand. L'occasion d'évoquer ses deux derniers recueils : Abîmes cachés (L'Arrière-Pays) et Psaumes du bel amour (Ad Solem). N'hésitez pas à écouter en direct via ce lien !
(photo @ F-X.M.)

mercredi 5 janvier 2011

mardi 4 janvier 2011

Ce que le livre numérique va changer

Vidéo aperçue sur le blog d'Eric Dubois : l'écrivain François Bon analyse les possibilités du livre numérique, et la complémentarité des supports. Instructif !

samedi 1 janvier 2011

Lisière



A la lisière de l'orage
où l'ombre des feuillages
affole les passants

Le blanc des lampadaires
a scellé nos pas
dans la poigne du vent.



PS : Bonne année à tous les lecteurs de ce blog !