lundi 6 février 2012

Alix de Saint-André, une catholique au milieu des athées

Dans La Croix du 4 février 2012, j'ai eu le plaisir de signer un long portrait de l'écrivain Alix de Saint-André, dont voici les premières lignes.

Ses écrits ont fait d’elle une figure de proue du monde catholique. Ce raccourci embarrasse l’intéressée, qui rechigne à l’idée d’incarner autre chose qu’elle-même. Rencontre avec une personnalité nature.

Comme dans son récit de pèlerinage, le décapant En avant, route ! (Gallimard), c’est à pied qu’elle surgit. Solidement chaussée, polaire beige et sac à dos de rigueur, Alix de Saint-André promène un large sourire au vent d’hiver, et, disons-le, dénote un peu dans le paysage cossu du 7e arrondissement de Paris.

Il y a dans la démarche de cette femme de 54 ans quelque chose de juvénile, un tonus que ni les années ni les épreuves ne semblent avoir affaibli. Sans même vous connaître, la voici qui vous embrasse comme un vieux compagnon de marche, s’enquiert de votre attente et vous entraîne illico dans le hall de l’immeuble où elle tient ses quartiers, quai d’Orsay.

Dans l’ascenseur, elle vous explique que ses grands-parents acquirent ce pied-à-terre pour assurer leurs vieux jours, et que, dans les années 1950, on ne construisait pas si mal que cela… De Rimbaud, à qui elle a chipé le titre de son livre, l’écrivain hérite un phrasé de bateau ivre que rien ne paraît en mesure de contenir, mais qui vous la rend immédiatement sympathique.

Car derrière ce flot de paroles, Alix de Saint-André, c’est d’abord une présence. Chaleureuse, joviale ; la sienne est entièrement tournée vers son interlocuteur, qu’elle mitraille du regard, comme pour mieux l’embringuer dans ses espiègleries (...).

Lire la suite sur le site de La Croix.

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