dimanche 29 janvier 2012

Conférence et lecture de poèmes à Nantes

Avec Bruno Doucey, nous serons tous deux à l'Université permanente de Nantes (2 bis bd Léon Bureau ) le 21 février, à 14h, dans le cadre du cycle Poésies d’ici et d’ailleurs qu'anime mon éditeur. Lectures et dédicaces sont au programme.

Par ailleurs, un internaute vient de mettre en ligne cette vidéo d'une conférence récemment donnée par Bernard Pivot et Bruno Doucey. Cette séquence vaut le détour : elle donne à entendre la ferveur d'un éditeur qui croit en ce qu'il fait.


vendredi 27 janvier 2012

Mon premier recueil paraîtra le 9 février 2012 !

Merci à mon éditeur, Bruno Doucey, pour sa confiance sans faille et le cheminement qu'il m'a donné d'engager avec lui et avec son équipe. L'aventure ne fait que commencer. A bientôt pour des lectures, des rencontres, des soirées ; toutes ces choses qui font que la poésie est un art vivant et non un objet de collection. A très vite, donc !  .

Présentation sur le site des éditions Bruno Doucey.


Auteur : François-Xavier Maigre  

Parution : le 9 février 2012

Le mot de l’éditeur : Je connaissais les articles de ce journaliste du quotidien La Croix, mais j’ignorais que derrière le nom de François-Xavier Maigre se cachait un poète de cette trempe. Quelle trempe ? Celle d’un jeune auteur qui ose affirmer son lyrisme et sa quête de sens. Par ces poèmes empreints de musicalité et d’images oniriques, François-Xavier longe « la rive insoupçonnée qui mène à l’enfance », retrouvant les joies, les peines, les ardeurs qui l’ont fait homme. Comme s’il s’agissait de tendre la petite main de l’homme à l’invisible, de faire confiance à la nuit, d’épouser « un royaume en perte de lui-même »… Dans la poigne du vent n’est pas simplement un premier recueil : il est l’acte de naissance d’un vrai poète.


Extrait :

« Les bras d’un merisier
dérobent mon poème
au temps qui l’a vu naître
maintenant
mes doigts
comblent les blancs
dans le secret des ombres. »  

Collection « Jeunes plumes »
Diffusion harmonia mundi  
Pages : 112  
Prix : 12 €  
ISBN : 978-2-36229-024-4

jeudi 12 janvier 2012

"René Guy Cadou, encore et toujours", par Pierre Tanguy

Le poète breton Pierre Tanguy me fait parvenir cette excellente note de lecture sur une anthologie de René Guy Cadou parue au mois de septembre chez Points. Je n'ai pas encore eu l'occasion de la lire, mais je vous livre cette recension sans hésiter une seconde : le poète de Louisfert occupe en effet une place privilégiée au panthéon de mes auteurs de chevet. Est-ce pour l'empreinte de l'enfance qui marque toute sa poésie ? Pour l'évidence de sa parole ? Ou pour la fraîcheur de l'amour qu'il porte à sa femme Hélène ? Je ne le saurais le dire, mais ses textes m'habitent au quotidien. 
Merci à Pierre Tanguy pour la justesse de sa critique.

 

Il nous a quittés il y a maintenant plus de soixante ans (le 20 mars 1951) mais son chant garde toute sa force et toute sa saveur. René Guy Cadou, dont la vibration secrète ne cesse de nous émerveiller (et de nous réveiller), voit aujourd’hui une anthologie de ses principaux ouvrages publiée dans la collection de poche Points. L’éditeur remercie l’écrivain malouin Olivier Adam pour « avoir eu le premier l’idée et l’envie de ce livre », mais c’est le normand Philippe Delerm qui introduit avec bonheur cette anthologie. Avec bonheur, mais aussi avec modestie car l’auteur à succès de La première gorgée de bière sait tout ce qu’il doit au poète secret de Louisfert. « Enfant d’école moi-même, enfant de ces lieux traversés d’enfance, enfant de la mélancolie des classes de campagne (…), je mêle toujours à mon école intérieure celle de René Guy Cadou », écrivait déjà, en 1990, l’enseignant Philippe Delerm dans un numéro de la revue nantaise Signes consacré aux Cadou (René Guy et Hélène). « La poésie de Cadou est mémorable, ajoutait-il, non parce qu’elle obéit à des cadences, à des folklores, non pas parce qu’elle est simple, mais parce que sous la musique, sous le chant, le bonheur et la douleur s’y répondent dans le même absolu ».

Tout est dit, dans ces mots, sur ce qui fonde la postérité de Cadou. Et Philippe Delerm le réaffirme aujourd’hui. « Jamais sans doute, écrit-il dans la préface à cette anthologie, poésie d’exigence intérieure n’a été si chantante, jamais poésie chantante aussi exigeante ». Il insiste donc sur cette poésie « intimiste parfois, intériorisée toujours » qui part du plus profond de soi et d’abord de l’enfance. Et de citer les vers fameux de Cadou : « Odeur des pluies de mon enfance/Dernier soleil de la saison ». Pour autant l’enfance n’est pas là pour réveiller les souvenirs. Il s’agit bien plus, comme l’a dit le poète lui-même (et le rappelle Delerm) de « la retrouver dans chaque geste de l’âge mur ».

Bien d’autres thèmes – on le sait – traversent l’œuvre de Cadou et Delerm les pointe avec justesse : l’odeur des saisons, la conscience du monde souffrant, la présence de la mort, l’amour d’Hélène (oh, combien !) et aussi l’appel de Dieu et sa présence. « Mais c’est un Dieu christique, incarné », note Delerm (« Mon Dieu je pense à vous comme à un homme… », écrivait Cadou). Partout, dans chaque poème, c’est « la même exigence de pureté, d’intensité ».

On n’est donc pas surpris que des enfants (surtout des écoliers) aient pu s’approprier cette parole ou que des chanteurs, épris eux aussi d’exigence (Beaucarne, Douai, Lann-Huel, Servat, Bernard, Forcioli…), aient pu capter chez l’instituteur-poète de Louisfert « la singularité d’une voix, l’universalité d’un chant ».

Pierre Tanguy 

Comme un oiseau dans la tête, poèmes choisis de René Guy Cadou, préface inédite de Philippe Delerm, éditions Points, 335 pages, 7,80 euros.

mercredi 11 janvier 2012

Des nouvelles du Printemps des poètes 2012

Ce communiqué de presse vient d'être transmis par les organisateurs du Printemps des poètes, dont nous avions annoncé le thème il y a plusieurs mois.

Voici les dernières informations : des milliers d’événements partout en France pour "dire, lire la poésie, inviter les poètes dans les bibliothèques, les écoles, les théâtres, les hôpitaux, les librairies, la rue, les transports, sur les places publiques, sur les murs, les plages..." 

Sur le thème Enfances : une bibliographie indicative, des poèmes inédits libres de droits à télécharger, une sélection de livres à paraître, d’expositions, de spectacles… disponibles sur le nouveau site du Printemps des poètes.

Inauguration : soirée Laurent Terzieff et ses poètes, lundi 5 mars, au Théâtre National Populaire de Villeurbanne, avec entre autres Robin Renucci. Soirée retransmise sur France Culture les 11 et 18 mars.

De nombreuses initiatives en milieu scolaire dont la 10e édition du Prix poésie des lecteurs Lire et faire lire (500 lecteurs bénévoles liront des recueils de poésie à des milliers d’enfants dans 42 départements) ; le concours Poésie en Liberté... et des centaines d'animations dans les établissements scolaires.

A noter également : la 4e édition du Concours Andrée Chedid du poème chanté. Christian Olivier des Têtes raides, président du jury 2012.
- 4e édition du Concours est ouverte jusqu’au 15 janvier. Il s’agit de composer une chanson à partir d’un poème de Michel Butor.
- Le lauréat participera au concert événement le 13 mars 2012 à l’Alhambra (Paris) avec Christian Olivier, Marcel Kanche & I Overdrive Trio, Nevcherhirlian et Laetitia Sheriff avec Trunks.

Nouvelles initiatives :

- Concert poétique sous casque, A l'impossible on est tenu, par La Cie (Mic)zzaj, au musée du quai Branly, le 18 mars à 15h et 17h. 3 musiciens et 2 comédiens font entendre des poèmes pour la jeunesse, entre humour et réalité (spectacle familial à partir de 7 ans).
- Ciné-poème, 1e édition du festival de courts-métrages de poésie initié par la ville de Bezons (95), les 22, 23 et 24 mars 2012.
- Le Label Ville et Village en poésie distingue les municipalités qui mettent à l’honneur la poésie.
- 1er Concours de composition musicale Pierre-Jean Jouve pour ensemble instrumental. Concerts à Lyon et à Paris.

mardi 10 janvier 2012

Somebody that I used to know

C'est une prestation à couper le souffle : le groupe de rock indé Walk Off the Earth, originaire du Canada, vient de livrer une reprise sidérante de la chanson de Gotye "Somebody That I Used to Know". Au-delà de la performance, il y a dans cette interprétation quelque chose de génialement sensible, de rare. Une guitare, des paumes nues, des voix qui le sont tout autant : époustouflant.




Pour la petite histoire, "Somebody That I Used to Know" est aussi le nom d'une chanson du compositeur folk américain Elliott Smith, disparu tragiquement en 2003. Ce dernier fut sans doute l'un des plus dignes héritiers des Beatles et de Simon and Garfunkel, chantre d'une mélancolie qu'il parvenait à sublimer avec une science mélodique peu commune. Cette chanson est à mon sens l'une de ses plus vibrantes réussites :

lundi 2 janvier 2012

Les éditions Bruno Doucey saluées par Bernard Pivot

Le fait est suffisamment rare, en presse quotidienne, pour être mentionné. C'est une superbe chronique que vient de livrer Bernard Pivot dans Le journal du Dimanche daté du dimanche 01 janvier 2012. Le célèbre critique littéraire offre un véritable plaidoyer pour la poésie d'aujourd'hui : "Non, lecteurs, ne fuyez pas. La poésie n’est ni repoussoir ni trompe-l’œil. Ce n’est pas parce qu’elle est ignorée des médias qu’elle ne vit pas. Ce n’est pas parce qu’elle est modeste – quoique l’orgueil des poètes n’ait jamais fait relâche – et le plus souvent souterraine, qu’elle ne produit plus d’œuvres éclatantes."

"La poésie, assure Bernard Pivot, a toujours des lecteurs". Probablement sont-ils "moins nombreux" qu’à des époques "plus accueillantes au chuchotement et au lyrisme", concède-t-il, mais ils forment "une communauté dans laquelle la curiosité le dispute à la ferveur". "Je suis certain que de nombreux lecteurs du JDD jugeront prometteur qu’en ce premier jour de la nouvelle année la poésie s’affiche dans leur journal. D’abord, à travers un homme, Bruno Doucey, qui revendique avec panache l’héritage du poète et éditeur Pierre Seghers. Non seulement il a dirigé pendant quelques mois les éditions qui portent le nom de son célèbre aîné, mais c’est lui qui avait rédigé le catalogue – une vraie biographie illustrée – de l’exposition "Pierre Seghers — Poésie, la vie entière", du musée du Montparnasse."

Le créateur de l'émission Bouillon de culture dresse un portrait très juste de cet éditeur, chez qui j'aurai l'honneur de publier mon premier livre dans quelques semaines : "Poète lui-même, Bruno Doucey a eu l’audace – sans argent – de créer une maison d’édition. Dans de petits livres très soignés, il publie des poètes du monde entier, militants dans l’âme, lyriques dans l’écriture. Ils résistent aux oppressions de toute nature, ils militent pour la liberté, et ils ont du talent. Ainsi le Tunisien Moncef Ouhaibi avec Que toute chose se taise, 21e ouvrage des Éditions Bruno Doucey."

Bonne année à tous les lecteurs du blog !

Il paraît que la crise rôde à nos portes, que nos sociétés sont malades, et qu'on n'a encore rien vu. C'est peut-être vrai. Est-ce une raison pour se résigner ? J'aime à penser qu'il nous reste l'amitié pour conjurer la morosité qui taraude notre vieux monde. Que les mots ont plus que jamais le pouvoir de féconder ce que l'on croyait n'être que ruines et cendres. L'année 2012, qu'elle soit pour vous et les vôtres un moment de renouveau et d'accomplissement. A très vite, ici ou là.

Et surtout, portez-vous bien !   

 
     (Photo : F.-X.M. , lac d'Ohrid, en Macédoine)