lundi 26 mars 2012

Enfances – Regards de poètes, dernière anthologie des éditions Bruno Doucey

Anthologie établie par Christian Poslaniec et Bruno Doucey, où figure l'un de mes poèmes, parmi ceux des amis Jack Küpfer, Stéphane Bataillon, Laurence Bouvet... Un voyage collectif à travers l'enfance des mots.

Le mot de l’éditeur : 
L’enfance… Tous les poètes de ce livre y ont eu droit. Certains d’entre eux ont été soulagés d’en sortir ; d’autres en conserveront toujours la nostalgie ; aucun d’eux n’aspire à y retourner. Finalement, que fait l’adulte lorsqu’il évoque l’enfance ? Il se souvient. Autrement dit, il s’absente un instant du présent pour retrouver un passé qui ne passe pas, projette sur un écran imaginaire des images d’autrefois. Dans cette anthologie, 90 poètes contemporains revivent à leur manière le film d’une enfance. Du flash-back, qui permet d’opérer un retour en arrière au contre-champ rendu possible quand un adulte interpelle l’enfance, de cette contre-plongée connotant le désir de grandir au fondu enchaîné par lequel les époques se télescopent, tous les textes de ce livre démontrent que l’écriture garde mémoire du rapport premier, libre et créatif, à la langue. Comme si l’enfance était toujours plus ou moins l’arrière-plan de l’écriture.

Collection : Tissages / Diffusion harmonia mundi / 208 p. / Prix : 17 € / ISBN :978-2-36229-028-2

Mention sur le blog "Un livre, un extrait"

Merci à son auteur d'avoir reproduit un poème de la "poigne" sur ce blog très original, où l'on croise notamment Jean-Pierre Lemaire, l'une des plus belles voix de la poésie française actuelle.


jeudi 22 mars 2012

Les promesses de la poésie, à lire dans La Croix

Dans la poigne du vent vient fait l'objet d'une chronique dans le cahier Livres & idées de La Croix du jeudi 22 mars 2012. Merci à Bruno Bouvet pour ce bel article, dont voici les premières lignes : 

François-Xavier Maigre révèle la profondeur de sa sensibilité dans un recueil qui exhale les parfums nostalgiques de l’enfance. 

DANS LA POIGNE DU VENT
de François-Xavier Maigre
Éd. Bruno Doucey, 110 p., 12 €

Pourquoi faudrait-il affecter une forme de distance polie, faire comme si nous ne connaissions pas l’auteur de ce premier recueil de poésie, François-Xavier Maigre, journaliste au service religion de La Croix  ? Les longues heures passées dans l’intimité (toute relative…) d’un bureau offrent l’occasion, certes fugitive, certes maquillée de rapports professionnels, de saisir un peu la personnalité de ce jeune homme de tout juste trente ans dont l’idéalisme se perçoit dans une nostalgie éperdue, peu en rapport avec son jeune âge (...)




mercredi 21 mars 2012

Dans la poigne du vent chroniqué par Panorama

Cette chronique, nous la devons au jeune journaliste Adrien Bail : merci à lui pour sa lecture aiguisée et pour ses paroles encourageantes. A lire dans le numéro d'avril du mensuel Panorama, édité par le groupe Bayard.


POESIE. Dans la poigne du vent (Bruno Doucey, 112 p., 12 €)

C'est un livre à lire d'une traite. Il s'y trouve quelque chose de cinglant, comme la rigueur de l'hiver durant lequel il a été écrit : la recherche d'un ailleurs perdu dans le soir de l'enfance. Spontanée, la plume du jeune auteur touche par le désir qui l'anime. Elle est écorchée : à la fois blessée et ouverte sur le monde. Un monde où l'on vient à exister sous le regard de l'autre, avant que fleurisse de nouveau l'enfance.

Adrien Bail

lundi 19 mars 2012

Dans la poigne du vent, sur Radio Notre-Dame

Merci à Faustine Fayette, journaliste à Radio Notre-Dame, pour la chronique qu'elle consacre à Dans la poigne du vent dans le cadre des "Petits bonheurs" dont elle gratifie chaque matin ses auditeurs. Cette chronique a été diffusée le lundi 19 mars 2012 à 6h30, 7h20, 16h et 20h50.Voici la présentation qu'en fait la journaliste : "Il est des hommes qui semblent nous ramener à la saveur de la vie grâce aux mots. François-Xavier est de cette espèce de poète-écrivain. Il publie son premier recueil de poèmes. Avec lui, les saisons de l’enfance refont surface, les mots sont ciselés sous sa plume, les vers sont oniriques. Il nous entraine dans un rythme poétique, un rythme nostalgique et lyrique qui nous suspend à la vie le temps de savourer un poème".




dimanche 18 mars 2012

Balade poétique dans l'Eure

Passionnante journée que celle qu'il m'a été donné de vivre, dans le cadre du Printemps des poètes, sur les routes de Normandie. A ma connaissance, l'initiative est d'ailleurs suffisamment exceptionnelle pour être saluée : depuis 2005, le Conseil général de l'Eure met en œuvre un événement, à l'échelle départementale, baptisé Place à la Poésie. Objectif : porter l'art poétique jusqu'au public, à travers de multiples rencontres.

L’édition 2012 s'est déroulée du samedi 10 au dimanche 18 mars 2012, sur le thème « Enfances ». Plus de 40 communes et bibliothèques et 27 collèges de l'Eure y ont participé. J'ai eu la chance d'y être convié une journée entière, pour la sortie de mon premier recueil, Dans la poigne du vent (éd.Bruno Doucey). Après une rencontre avec des collégiens de 6ème de Gasny, qui avaient étudié mes poèmes avec leur professeur de Français, j'ai pu en présenter un large extrait auprès des adhérents de la bibliothèque de Saint-Sébastien-de-Morsent, réunis par Gaëlle Afarkane, que je remercie pour son accueil.

La journée s'est conclue au château de Gaillon, en compagnie de la poétesse Anouk Journo-Durey, de Murielle Szac (des éditions Bruno Doucey), ainsi que de nombreux comédiens : lecture de poèmes à la lueur des flambeaux, suivie d'un café des poètes, face à une salle comble - enfants, adultes et retraités. Ce succès prouve qu'il se trouve aujourd'hui des gens, parmi les poètes, éditeurs et comédiens, qui ont soif de rendre la poésie à sa vocation originelle : celle d'un art populaire voué à relier les êtres, loin des impasses conceptuelles qui l'ont trop longtemps séparée du grand public.

Merci à Patrick Verschueren, Gersende Michel et Véronique Lepers, du théâtre Ephémérides, maîtres d’œuvre de cette expérience poétique hautement salutaire.

Château de Gaillon / photo : Nitot / Travail personnel / Wikimedia Commons

mercredi 14 mars 2012

Reportage sur l'un des derniers fondeurs typographes de France

Voici un superbe reportage diffusé le 13 mars 2012 sur TF1 : plongée dans l'atelier d'un des deux derniers fondeurs et compositeurs typographes de France, à Saran, près d'Orléans. Deux hommes œuvrent discrètement, perpétuant une technique en voie de disparition. Leur métier ? Couler les caractères en plomb pour former des textes et les imprimer, comme cela se faisait à la grande époque de l'imprimerie.
Il n'y a plus qu'eux et l'imprimerie Nationale à détenir ce savoir faire dans le pays... Peut-être l'une des dernières occasions de découvrir cet art si particulier de donner vie aux mots, dans la chaleur des machines et le cliquetis de rouages centenaires.

lundi 12 mars 2012

Concert parisien pour le lancement du premier album de Tomislav

Où, quand, comment ? Réponse ci-dessous. A ne surtout pas manquer ! Je vous l'ai déjà écrit maintes fois : les concerts de Tomislav sont des voyages inoubliables. Dans quelques jours, je vous proposerai une chronique de son premier album très réussi, "Avant le départ", qui mérite une écoute attentive. A suivre de près, donc.

Critique dans le magazine de Saint-Quentin-en-Yvelines

Merci à Pol Jean Mervillon pour cette chronique parue dans le Petit Quentin n°273 de mars 2012. Il s'agit du magazine de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines, où j'eus la joie de faire une partie de mes études et d'obtenir un prix de poésie en 2002. Très touché, donc, par cette critique : merci à eux.


vendredi 9 mars 2012

Rover, timbre rare et rock hautement romantique

Mais d'où sort-il ? Voilà un jeune chanteur français, 33 ans, timbre à la fois sombre et angélique, qui déroute. Son premier single, Aqualast, dit tout de la dualité qui habite le personnage : aux premières mesures, il vous plonge dans l'angoisse ; l'instant d'après, c'est le ciel qui s'entrouvre. Sa bio officielle nous apprend que le jeune auteur "marche dans les pas de ceux qu’il considère comme ses maîtres", de Bowie aux  Beatles, en passant par ses contemporains d'Interpol et des Black Keys. De New York, où sa famille s’est installée lorsqu'il avait sept ans, Rover semble avoir digéré avec intelligence toute la frénésie créative. Il en opère une synthèse audacieuse, servie dans un disque éponyme truffé d'imparables mélodies.

C'est sur bandes, avec la chaleur de l'analogique, et non dans cette froideur numérique omniprésente, que Rover a choisi d'immortaliser son travail ; une facture peu commune au sein du rock actuel. Rien de passéiste, pour autant, chez ce musicien naguère voué au registre punk ; son disque sonne neuf - mais n'est-ce pas le propre de toutes les grandes œuvres en devenir ? Assurément, ce jeune artiste français est à suivre de près. Il y a du Michael Stipe et du Lou Reed dans cette voix qui rôde avec insistance dans les eaux fangeuses de l'âme, ainsi que le laisse pressentir ce premier clip très réussi, proche de l'univers blafard de Jim Jarmusch.

Mais lorsqu'il se laisse emporter dans les hautes sphères de sa voix de tête, le vagabond (rover, en Anglais) vous hisse avec lui sur ces arêtes vacillantes que seuls les Jeff Buckley et autres Brian Wilson ont su explorer avant lui avec autant de grâce. Si Rover émeut, c'est peut-être pour son sens du contraste : comme la vie elle-même, sa musique épouse les élans contradictoires du cœur et se joue d'une culture radiophonique sans doute trop étroite pour la sensibilité de son auteur. Pour ne rien gâter, au fil de ses premières interviews, l'intéressé révèle une humilité qui confère à sa démarche une noblesse naturelle. Qu'il ne la perde jamais... 

François-Xavier Maigre